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Ange contre Démon - L'oeil du pervers

Théo Kosma

(1)

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États-Unis. Sandrine se trouve à l'étage d'un condamné à mort. Que fait-elle ici et qu'est-elle venue chercher ? Lucas Downest est un monstre. Au fond de sa cellule, il ne lui reste plus qu’une nuit à vivre : demain matin, il sera exécuté. Tueur en série, brute sexuelle, il laisse derrière lui un flot de haine à son égard. Une nuée de fantasmes également. De premier abord, Sandrine, jeune infirmière aussi sexy que mystérieuse, pourrait ressembler à l'une de ces groupies un peu allumées, fascinées par les hommes commettant d'abominables crimes. Il n'en est rien. Néanmoins, ses intentions physiques à l'égard de Lucas sont très claires. La nuit sera chaude… Même la pire des crapules peut connaître la rédemption. Pour qui veut y croire, tout est possible jusqu’au dernier instant de vie. Et notre héroïne d'un soir va proposer à Lucas de connaître les instants les plus incroyables de son existence. Pour le sauver des flammes de l’enfer, la jeune fille semble prête à tout. Vraiment tout. Pourquoi ? C’est la question que l’inspectrice Lou Billberg se posera plus d’une fois. La réponse pourrait être encore plus inattendue que tout ce que Lou a vu au cours de sa longue carrière. Un avant-goût ci-dessous... « — Merde alors. Qu'est-ce qu'on me veut encore ? — Rien de particulier. Je voulais vous voir. — Quoi !? Et qui t'as laissé passer ? — Le policier de garde. — Et qu'est-ce que t'as bien pu lui faire pour qu'il accepte ? — Rien du tout : c'est un chrétien convaincu. — Un chrétien... et alors. — Un chrétien baptisé, qui a fait sa confirmation et qui va à l'église presque chaque semaine. — Tu m'en diras tant. — Je lui ai expliqué qu'avec moi, si je vous parlais, peut-être qu'il y aurait une chance pour vous. Une chance de vous déposséder. De vous faire éviter l'enfer. La situation était si incongrue que Downest lui avait parlé presque naturellement. Surtout afin de se montrer fort et adroit en toute circonstance. Mais là malgré tout, il resta bouche bée. Il en ressentit une sorte de complexe. Complexe de se voir comme mené en bateau par cette fille, lui attaché et elle libre. Dans cette posture, n'importe qui pouvait avoir n’importe quel avantage physique sur lui. Cela l'insupportait. Passe encore pour les gardiens. Mais elle! Elle qu'un coup de vent aurait emporté, c'en était vraiment trop. Et voilà qu'à présent elle le laissait comme interdit. Finalement, la situation était si absurde, si inversée, qu'il éclata de rire. Et il la fixa de ce regard de glace qui avait effrayé tant de victimes avant de passer de vie à trépas. L'effet fut différent : elle parut comme inquiète, interloquée. Nullement terrorisée. C'était bien la première fois. — T'as rien d'une rédemptrice. T'es une minette qu'ose pas s'avouer qu'elle est fascinée par le sang et le meurtre, et qui me voit comme une espèce d'archange du mal. T'as suivi tout mon parcours, et à chaque descriptif d'une de mes tueries ça fait frétiller tes ovaires et durcir tes tétons. Je suis sûr que chez toi tu collectionnes les journaux qui parlent de meurtres. Tu crois être une exception ? — Ce n'est pas ce que vous croyez. Pas du tout. — Non, t'es pas une exception. T'imagines même pas le nombre de lettres que j'ai reçu de nanas dans ton genre. Et encore, sur mille excitées dois y'en avoir pas plus de deux ou trois qui osent m'écrire. Dis-moi alors : qu'est-ce qu'une fille comme toi peut bien avoir à faire de ma rédemption ? — C'est difficile à expliquer. Un homme détesté qui a commis le mal pour le mal a encore plus besoin de Salut que n'importe qui d'autre. Or, c'est toujours ceux dont on s'occupe le moins. Je ne trouve pas ça juste. — Des cinglées j'en ai connues. Des comme toi, jamais. Après tout, cinglé je le suis aussi. Qui se ressemble s'assemble j'imagine. J'ai toujours été un aimant à cinglés, depuis tout petit. Peut-être que c'est pas si étonnant que ça de te trouver ici. Tu serais prête à te faire égorger par moi ? — Si j'étais certaine que cela vous le ferait regretter juste après, et que vous regretteriez ensuite tout le reste... oui, sans hésiter. — Et toi, il t'avancerait à quoi mon Salut. — Un homme sauvé de l'enfer, c'est une place au paradis pour le sauveur ou la sauveuse. En plus un monstre tel que vous, l'exploit n'en serait que plus grandiose. Une nouvelle fois, il ne sut quoi répondre. Elle avait beau être menue, fragile et à la voix fluette, cette petite avait un aplomb sidérant. Il y avait en elle, malgré son jeune âge, une étonnante maturité. Sa douceur l'agaçait au plus haut point. — Vous savez, reprit-elle, les gens qui croient vraiment au paradis et à l'enfer ne sont pas attachés à la vie terrestre. Ce que l'on veut, surtout, c'est préparer son passage pour l'éternité. Le reste n'a pas tellement d'importance. — Tu m'enlèveras pas de l'idée que t'es déjà toute humide. Maintenant, si y'en a un qu'est pas excité dans cette cellule, c'est bien moi. Tuer une victime consentante, tu parles d'un plan à chier. Y’a quelques semaines, je l'aurais fait pour en lire les retombées dans la presse. J'adore lire les retranscriptions de mes crimes ! Seulement là, exécuté demain... je vois vraiment pas ce que tu pourrais m'apporter. — Vous avez toujours été cynique comme ça ? — Non ! D'habitude y'a pas des masses de place pour la discussion entre moi et mes victimes. Des fois je fais durer pour entendre les supplications, mais je sais pas si on peut appeler ça un dialogue. Oui, il était bien cynique en toute circonstance. C'était d'ailleurs à cela qu'il devait une partie de sa popularité morbide. L'infirmière s'était rapprochée de lui et continuait à le fixer. L'air de rien, il cherchait, imperceptiblement, à éviter son regard. Être ainsi à la merci d'une si petite jeune fille lui était difficilement acceptable. — Et si je te dis d'enlever mes liens ? — Je le ferai. — D'accord. Alors vas-y, fais-le. » ------ Pour recevoir une nouvelle gratuite, inscrivez-vous à mon blog dès aujourd'hui : http://plume-interdite.com Vous pourrez également y suivre mon actualité littéraire et recevoir des chapitres en avant-première.

Editeur

Eslaria

Langue

Français

Pages

53

Taille

207 KB

Date de parution

08/03/2016

Catégories

Romans & fictions, Romans, Romance, Bit Lit